Après mon billet du mois dernier dédié à des albums, ce mois-ci je vous propose des romans. J’ai sélectionné parmi mes dernières lectures des textes divers et touchants, pour les enfants, les ados, les adultes.
Je ne crois pas l’avoir déjà dit ici, mais je lis en priorité des textes écrits par des femmes car j’en ai marre des personnages féminins mal écrits. Du coup, voici quatre romans écrit par quatre femmes, trois françaises et une sud-coréenne.

Ma mère s’écrit avec une petite étoile
Issu de la collection Petite Poche de Thierry Magnier, ce roman de Kochka est court. Très court. On pourrait le classer dans les nouvelles, mais la structure, la langue et l’histoire regroupent tous les éléments d’un bon roman.
La narratrice, une petite fille, raconte sa mère, son voyage jusqu’en France, sa rencontre avec celui qui est son père et surtout, surtout, son amour pour sa fille. Chaque mot montre l’amour de cette fille-narratrice pour sa mère.
C’est mon titre préféré de cette collection, même si plusieurs autres sont tout aussi touchants. Je vous conseille également Ils arrivent d’Eric Pessan. C’est également sur l’obligation de partir de chez soi, à travers le regard d’un enfant qui entend la colère des adultes qui ne cessent de répéter « ils arrivent » sans jamais dire qui est « ils ».
Attention, petit format mais grande histoire, cela cible plutôt les enfants prêts à aborder des sujets de société, donc à partir du CM1, mais c’est utilisable au collège.
Ma mère s’écrit avec une petite étoile – Kochka
Le grand magasin des rêves
Je pense que ce n’est que la 2e ou 3e fois que je lis un roman d’un auteur ou d’une autrice coréenne. Si des aspects de cette culture transparaît ici et là, c’est surtout un roman qui veut avoir une portée universelle.
Penny vient d’être recrutée au Grand Magasin des Rêves, un centre commercial situé dans un monde spécifique (mais dont on ne sait rien) : celui où l’on se rend quand on commence à s’endormir. Elle conseille les clients pour leur permettre de faire des rêves qui les aideront à leur réveil.
J’ai beaucoup aimé l’écriture et même l’idée de chercher le meilleur rêve pour certains. Il est question des cauchemars, des rêves des animaux, des rêves prémonitoires et même du fait de voir dans nos rêves une personne décédée. Je trouve juste dommage que le tout soit dans un centre commercial, que ce soit quelque chose de marchand avec ici et là des références aux performances à faire et au bien-être de l’entreprise.
Mais dans l’ensemble c’était une belle lecture que je conseille !
Saviez-vous que dans nos supports clé en main, il y a un fichier d’activités sur la Corée du Sud pour les maternelles ? C’est l’occasion d’embarquer toute la famille pour la même direction, même si nous ne garantissons pas que les fiches en question vous laissent suffisamment de temps pour lire tout le roman !
Le Grand Magasin des rêves – Mi-ye Lee
L’engrange-temps
Ce roman français pour ado est une série en deux tomes dont l’écriture est bien maîtrisée et l’héroïne attachante.
Sophie est une horlogère un peu spéciale dans un monde où la magie existe. Elle peut communiquer avec les horloges qui, parfois, peuvent faire plus qu’espionner les discussions dans la pièce. C’est ainsi qu’elle se retrouve coincée dans le passé, à faire face à un complot royal.
Je n’en dis pas trop pour vous laisser le plaisir de découvrir l’histoire. Il va y avoir un soupçon de romance, mais l’essentiel est dans l’action. L’ensemble est bien rythmé avec une structure qui ne permet pas d’anticiper la suite. On évite l’impression d’une histoire déjà lu des dizaines de fois.
Gros point positif : le tome 2 commence par un résumé du tome 1.
L’engrange-temps – Nell Pfeiffer
Païerali
Ce dernier roman est aussi écrit par une autrice française, dans un autre style, cette fois-ci en young adult (donc à lire à partir de 15 ans pour en profiter pleinement).
Sofia est en première année à la fac et elle décide de s’inscrire à la boxe. L’ensemble est très « vie quotidienne », mais pas n’importe laquelle car Sofia porte le foulard. Elle rencontre Ewen, breton, boxeur, et surtout fraîchement converti. Si le jeune homme est un livre à ciel ouvert (on comprend vite d’où il vient même s’il y a un twist final très intéressant), Sofia est un personnage intriguant, une jeune femme forte qu’on a envie d’épauler.
Par certains aspects, j’ai trouvé que c’était un bon livre à offrir à des lycéennes qui pourraient s’inquiéter de la réalité de la vie à la fac. Pour le reste, je me dis que n’importe qui peu le lire tant qu’on aime s’attacher aux personnages.
Païerali – Miana Bayani

