Notre année de CP en IEF – Bilan

Prenez deux petites filles nées en 2011 à quelques semaines d’écart. Elles sont toutes les deux en instruction en famille, l’une en Alsace, l’autre dans le Nord. Elles ont d’autres points communs, comme le fait de faire des cours de musique ou d’avoir des correspondants.

Pour le reste, elles sont deux parfaits exemples qu’il y a autant de façon de faire l’IEF qu’il y a de familles. C’est pour vous montrer qu’il n’y a pas une solution parfaite, pas de meilleure façon de faire l’IEF que celle qui vous convient, que nous avons décidé de faire un bilan « commun » de leur première année officielle d’instruction en famille.

D’un côté Yza en bleu, de l’autre Tiphanya en vert. Les liens vous permettent de voir en détail une partie du matériel que nous utilisons.

Présentation du contexte, de nos choix pédagogiques, de notre planning pour le CP en IEF

Nous avons fait le choix d’un apprentissage en phase avec le rythme de l’enfant. C’est-à-dire que nous prenons le temps dont ma fille a besoin pour approfondir ou comprendre un sujet.
Personnellement, j’ai besoin de savoir où ma fille en est et qu’elle ne soit pas trop en « décalage » avec les enfants scolarisés (niveau programme j’entends). C’est pourquoi nous avons opté pour un apprentissage mixte (formel / informel).
Même si les jours et les semaines ne se ressemblent pas, nous essayons de faire un peu de formel chaque jour. Cependant, il arrive que nous soyons partis toute la journée. Dans ce cas, nous essayons de reporter le formel sur une autre journée.
Contrairement à l’école, il n’y a pas de coupure « week-end » ou « vacances » : chaque jour est un jour « comme les autres ».
Le formel se fait de préférence le matin et l’informel se fait le reste du temps car tout est prétexte à l’apprentissage (jeux, sorties, rencontres, vie courante, etc.). Cette façon de faire nous convient plutôt bien car ma fille a appris à se poser le temps de la partie formelle et le côté informel lui permet d’assouvir sa soif d’apprendre.

L’idée principale de notre instruction en famille est de profiter de toutes les opportunités qui nous entourent comme point de départ de nos découvertes. Ce choix tient à un élément clé de notre quotidien : nous sommes en voyage plus de 25 % de l’année. Ainsi durant l’année scolaire 2017-2018, nous avons séjourné à Besançon, à Paris, à Milan, au Cambodge et en Malaisie (pour en savoir plus). Mais cela s’applique aussi à notre vie en Alsace où nous profitons des musées, des bibliothèques et des nombreuses animations disponibles un peu partout, au fil des saisons.
Par ailleurs, nous privilégions le fait de poser nous-même des questions à Nine (en réponse à ses questions) pour l’inviter à trouver elle-même les réponses sur le monde qui l’entoure.
Enfin en début d’année, nous avons établi des objectifs, Nine de son côté, et nous-même en tant que parents. Ils servent de ligne directrice sur l’année scolaire.
Cela signifie que nous n’avons aucun programme, pas de journée type. Nous ne respectons ni les week-ends, ni les vacances scolaires, les apprentissages étant quotidiens.

Histoire en CP
Visite du MuséoParc Alésia en Bourgogne

L’apprentissage de la lecture et de l’écriture

Concernant la lecture, nous avons démarré vers le mois de novembre vraiment sérieusement car ma fille n’était pas prête à se lancer.
Nous avons débuté avec la Méthode Boscher avec laquelle j’avais moi-même appris à lire.
Cependant, le déclic s’est vraiment fait grâce au livre de lecture Montessori qui est plus aéré et a des textes plus actuels. Nous avons d’ailleurs terminé ce livre courant mars et avons enchaîné avec des minis romans comme Sami et Julie niveau 1 suivi rapidement par la collection Martine première lecture.
Je vois que maintenant elle prend davantage de plaisir à lire, même si elle apprécie toujours autant les lectures offertes (fables, contes, etc.).

En ce qui concerne l’écriture, ma fille a commencé timidement à se familiariser avec les lettres liées vers le mois de septembre. Elle a démarré sur des cahiers Serpodile (interligne de 7mm). Depuis mars elle écrit sur des cahiers Serpodile (3mm) pour apprendre à écrire plus petit. Au final, elle a plus de facilité avec ce format.
L’apprentissage de l’écriture se fait aussi via des projets personnels comme par exemple l’écriture d’un livre thématique qui peut se dérouler sur plusieurs mois en discontinu ou des lapbooks.
Depuis quelques semaines, nous faisons quelques petites dictées avec les mots qui lui seront utiles lors de son examen théorique de solfège.

La découverte de la lecture s’est fait par le biais de la méthode Borel-Maissony, mais uniquement en script. L’objectif de Nine était de lire de vrais livres et elle a bien noté que dans sa bibliothèque 99 % des textes sont en scripts. Du coup, très rapidement sa lecture se faisait sur de véritables livres. Le plus dur a été de lui faire prendre conscience de ses progrès, car sa première tentative sur un livre a été désastreuse. Elle avait tout juste saisi le concept de la lecture, connaissait très peu de sons et elle a absolument voulu lire seule un livre. Le premier mot était « c’est »…

Aucun apprentissage formel sur l’écriture, elle écrit spontanément ou avec aide, uniquement quand elle le souhaite. Mais j’ai noté que quand elle joue dans sa chambre, elle commence à créer des livres avec du texte pour ses poupées.

Depuis un mois nous faisons de la grammaire avec une méthode Montessori. J’ai beaucoup hésité à l’acheter car tout y est en cursif. Mais comme elle a décrété que la grammaire c’était génial (je lui avais proposé une première découverte avant), elle a également décidé d’apprendre à lire le cursif grâce à ce livre. Pour le moment ça se passe bien.

Enfin la lecture offerte est très présente chez nous, avec des romans comme Charlie et la chocolaterie et bien d’autres.

Livres niveau CP

L’apprentissage des maths

Nous avons opté pour les cahiers d’exercices A et B de la Méthode Singapour, axés sur la manipulation et l’apprentissage progressif. Cela à l’air de convenir à ma fille puisqu’elle a relativement bien assimilé le contenu de ces livres. En parallèle, nous avons utilisé tour à tour les cubes à emboîter, le matériel Lubienska et les réglettes Cuisenaire. Le fait de manipuler ou d’adapter le matériel au sujet du moment a permis à ma fille de mieux comprendre. Elle choisit de plus en plus par elle-même la méthode la plus adaptée pour solutionner un problème.
J’ai aussi découvert une collection de livres vraiment sympathiques abordant les mathématiques de façon ludique. Ça a permis à ma fille d’acquérir un certain vocabulaire et certaines méthodes de calculs.
Dans la méthode Singapour CP, la géométrie n’est pratiquement pas abordée. Alors j’ai proposé à ma fille quelques activités géométriques en complément de l’utilisation des Attrimaths et du miroir de symétrie. Elle y prend plaisir et elle a acquis la majorité des connaissances géométriques en manipulant et jouant.
Nous utilisons aussi les solides géométriques et les blocs logiques pour jouer et dessiner avec des formes géométriques.
Pour le reste, ma fille a appris les unités de mesure et les grands nombres en faisant de la pâtisserie ou du bricolage et elle a développé sa réflexion et sa logique en jouant à des jeux de société divers de chez Smartgames (ex : Code couleur), Asmodee (ex : Perlinpinpin), etc.

jeu pour l'IEF niveau CP

Pour les maths, nous utilisons la méthode des Frères Lyon, disponible en ligne gratuitement. Nous avons fini à la fin de l’hiver le volume 1 et avons poursuivi avec le volume 2. Cela permet vraiment à chaque enfant de réfléchir à sa manière sur le problème donné. Plus l’enfant est autonome, plus il/elle peut profiter de cette méthode.
Le seul problème chez nous est que j’ai une enfant qui va trouver des résultats relativement complexes, mais qui au lieu de dire cinquante-cinq va annoncer comme résultat 5 dizaines et 5 unités. Elle n’arrive pas non plus à retenir la forme écrire des chiffres 7, 8, 9. Du coup, j’ai trouvé des activités de découverte des maths mettant l’accent sur ces points là pour les prochaines semaines.

Coffret réglettes Cuisenaire
Matériel de la méthode Cuisenaire

L’apprentissage d’une langue vivante

Chez nous il n’y a pas d’apprentissage d’une langue vivante à proprement parler. En fait, ma priorité est avant tout que mes enfants se fassent l’oreille et qu’ils prennent plaisir à découvrir les langues et les autres cultures tout en s’amusant. C’est pourquoi, depuis leur plus jeune âge, je leur fais écouter des histoires et des chansons dans diverses langues (anglais, italien, espagnol, allemand, chinois, arabe et français évidemment).
Ceci dit, l’accent est bien entendu mis sur l’anglais. Elle ne me demande plus de traduire systématiquement lors des lectures offertes (ex : collection Ladybird), elle essaie de faire des phrases lorsque nous jouons à des jeux de société anglais (ex : Orchard Toys), elle répète des phrases entendues dans des dessins animés (ex : Gogo’s adventures) et chante des chansons (ex : nursery rhymes).
Cette année, ma fille participe à des ateliers bimensuels de théâtre en anglais, en vue de s’affirmer davantage en public, de se familiariser avec la langue anglaise au niveau compréhension et expression. Elle aime beaucoup et a fait de réels progrès en anglais.
Grâce au livre Tiptoi J’apprends l’anglais et à la tablette tactile Educatouch, elle a acquis pas mal de vocabulaire tout en ayant l’accent.

Aucun apprentissage formel en anglais chez nous, cela repose sur le fait que l’anglais est la langue principale en voyage et que je lui parle anglais (avec des gestes) dans des situations de compréhension relativement simple. Nous avons eu chez nous pendant deux semaines une jeune Australienne strictement anglophone et Nine a fait des progrès absolument incroyable car elle a commencé à s’exprimer en anglais.
Du coup, je parle de plus en plus en anglais, nous lisons des livres bilingues Tip Tongue. L’objectif est vraiment d’entretenir ce qu’elle sait.

L’échec de cette année est l’abandon total des ateliers de japonais. Elle en faisait une fois toutes les deux semaines l’année dernière avec son papa et deux autres demoiselles non-sco. Une déception pour elle qui adore la culture japonaise, mais d’un autre côté, apprendre juste pour apprendre ne fonctionne pas, elle a besoin d’une utilisation de la langue (comme tout le monde en réalité). Cependant elle joue régulièrement avec des flashcards sur l’alphabet syllabaire disponible en ligne.

flashcards japonais en IEF
Flashcards en ligne pour le japonais

La sacro-sainte sociabilisation

Petite précision, non la sociabilisation n’est pas une matière officielle au programme scolaire. Mais oui, elle obsède les inspecteurs de l’éducation nationale, la famille et même les inconnus. Donc autant l’inclure dans notre bilan puisque tout le monde s’y intéresse.

Depuis que nous nous sommes lancés dans la grande aventure de l’IEF, nous côtoyons beaucoup de personnes d’âges et d’horizons différents.
Grâce à toutes les rencontres que nous faisons, ma fille s’affirme de plus en plus et s’ouvre davantage aux autres.
Le fait de rencontrer des enfants d’âges hétérogènes lui a permis de s’affirmer et de prendre davantage confiance en elle, notamment lorsqu’elle aide des enfants plus jeunes. De même, en côtoyant des adultes, elle a appris à communiquer différemment tout en profitant de leur expérience sur des sujets divers. Ils nous arrivent de participer à des ateliers ponctuels où des étrangers partagent avec nous leurs connaissances et leur culture. C’est ainsi qu’elle a appris à faire des pâtes fraîches avec une italienne, ou des raviolis chinois avec une chinoise.
Elle ne côtoie pas uniquement des enfants qui pratiquent l’instruction en famille et est en contact plusieurs fois par semaine avec des enfants scolarisés durant le sport ou la musique. Par rapport au début d’année, elle se met moins en retrait et participe davantage aux jeux des autres enfants.
Depuis que nous pratiquons l’IEF, ma fille est plus épanouie et a des copains et copines de tous âges (chose qui n’était pas le cas lorsqu’elle était scolarisée).

C’est un sujet qui m’énerve car j’ai l’impression de devoir compter les amis que l’on a… Nous avons la chance de vivre à 200 mètres de deux familles non-sco. Les sorties entre non-sco sont très peu nombreuses dans notre région par contre. Cependant on retrouve toujours les mêmes familles au parc, donc Nine sympathise avec d’autres enfants, jouent régulièrement avec les voisins, etc. Et lors des vacances scolaires, elle a participé à des ateliers sur quelques jours organisés dans les musées municipaux. Elle fréquente également un club de jeux de société.
Du coup, très clairement, l’âge n’est absolument pas pertinent pour elle dans son choix de connaissance. Quand elle liste ses amis, ils ont de 3 à 40 ans (en gros).

La découverte du monde


La découverte du monde (dont l’instruction civique et morale) a été très appréhendée à partir de notre quotidien et lors de sortie de groupe. Ainsi ma fille a accès libre à des cartes, elle a reçu un réveil et nous avons installé une horloge détaillée dans la cuisine. Elle utilise régulièrement Google Maps, un traitement de texte, des logiciels de dessin et fait de la programmation via Code.org. Et elle est abonnée à plusieurs magazines comme Arkéo. Ainsi dans les grands apprentissages de l’année, il y a lire l’heure, acquérir une certaine autonomie avec l’ordinateur et gérer sa poutre du temps seule.
Côté nature, ma fille a terminé d’écrire son livre sur les papillons récemment et prévoit d’en faire un sur les dents (car elle vient de perdre une deuxième dent). Nous avions trouvé des chenilles et nous les avions placées dans un bocal d’observation avec de l’eau et des feuilles afin d’observer la transformation de la chenille en papillon. Cette activité a été un succès remplissant ma fille de joie.

Puisque nous avançons en fonction de nos balades et rencontres, celles-ci nous ont permis de découvrir l’histoire du Cambodge (la danse khmère, les temples d’Angkor, la période des Khmers Rouges rapidement), la préhistoire, le Japon (les haïkus en particulier), l’Australie, etc.
Nine tient un carnet de nature dans lequel, après une randonnée, elle dessine un animal que nous avons observé. Cependant avant de pouvoir le dessiner, nous nous renseignons sur son sujet. Ainsi le dessin est complété avec quelques informations.
Elle a également un carnet de voyage (riche en dessins, écriture spontané, collage, etc).

Beaucoup d’autres apprentissages se font à partir de la cuisine, son kit de chimie, du bricolage (il est particulièrement difficile de construire une chaise qui ne tombe pas…). Elle fait également de la programmation sur code.org et joue à Stardew Valley et Peggle.

Depuis février (et la préparation de notre voyage à Milan où nous avons vu un fragment de Lune) son thème de prédilection est l’espace et plus exactement ce mois-ci les possibilités de vie humaine sur Mars.

Magazine en IEF pour le CP
Magazine Cram Cram

La pratique sportive

Cette année, ma fille est inscrite au moving, afin de développer sa motricité, et à la capoeira qui est un sport complet permettant de découvrir la culture, les instruments de musique et la langue brésilienne.
Elle a d’ailleurs fait un stage d’une journée pour son passage de corde de capoeira. C’était assez impressionnant car il y avait vraiment beaucoup de monde, mais elle a su vaincre ses appréhensions pour participer et faire une démonstration de ses connaissances devant le public.
Elle a récemment appris à faire du vélo sans les stabilisateurs avec son papa et en est très fière.
Nous allons ponctuellement à la piscine pour vaincre sa « peur » de l’eau.

Elle n’est inscrite dans aucun club sportif à sa demande. Par contre nous vivons sans voiture, donc elle fait très souvent du vélo (pour aller au conservatoire, certaines sorties, etc) tout au long de l’année, toute météo confondue. Et nous marchons beaucoup, en voyage ou à la maison.
Parmi les sorties que nous aimons bien il y a la piscine (malheureusement pas aussi souvent que je l’avais prévu) et la patinoire.

Les enseignements artistiques

Cette année a marqué le début du solfège et de la chorale en école de musique, associé à la lecture des livres Tiptoi Je découvre la musique et Je découvre les musiques du monde. Si tout s’est bien passé, ma fille ne continuera pas la chorale (cela fait trop sur la semaine) mais elle a vraiment hâte de commencer la clarinette.

En art plastique, nous allons régulièrement à des visites/ateliers dans différents musées.
Ma fille aime beaucoup ce genre de sorties et en général, nous faisons un deuxième tour seuls dans la galerie après l’animation.

À la maison nous avons un tas de matériel pour diversifier au maximum ses compétences artistiques : peinture, pâte à modeler, tricotin, canevas, sequins, argile, etc. Elle est également abonnée au magazine Olalar. Grâce à tout cela, elle a énormément progressé au niveau artistique et a une idée bien précise de ce qu’elle souhaite réaliser.

musique et IEFDepuis cette année, elle fait des séances bimensuelles de théâtre (en plus de celles d’anglais) pour apprendre à s’exprimer en public et vaincre sa timidité.
Cela fonctionne plutôt bien, elle ose davantage participer et est plus à l’aise avec les autres enfants.

Nine est inscrite au conservatoire, en contrebasse. Elle adore ça et il est prévu de la ré-inscrire pour l’année prochaine. Elle a demandé à passer l’examen de fin d’année (facultatif en raison de son âge) en guise d’entraînement.

Elle a également participé à des ateliers, le premier sur les pas de Jean-Jacques Henner, le second sur le théâtre (en particulier les costumiers et le bâtiment).
Nous allons au musée plus d’une fois par mois, soit en voyage, soit à l’occasion d’expositions. Elle a assisté à plusieurs spectacles (théâtre de marionnette vietnamienne, cirque au Cambodge, opéras, etc). L’objectif pour le moment est de lui montrer ce qui existe. On l’emmène donc voir des choses très variées.
Mais elle a également développé ses propres goûts, donc on cherche le street-art un peu partout, nous avons été voir les tableaux des Impressionnistes à Orsay, etc.

Pour la création artistique, elle est libre à partir du matériel que nous avons et je lui ai créé un tableau pinterest sur mon compte où elle enregistre tout ce qu’elle aime. On retrouve dans ses créations à la fois ce qu’elle a pu voir lors de sortie et ce qu’elle a pioché en ligne sur pinterest.

 

À ne pas oublier pour l’année prochaine

Le bilan est le moment également de se faire de belles et grandes promesses pour l’année suivante. Alors voici ce qu’on aimerait améliorer ou ne surtout pas recommencer.

Pour l’an prochain, je pense mettre en place une sorte de planning à la semaine. C’est-à-dire que l’on va se fixer un but à atteindre pour chaque fin de semaine. Cela permettra à ma fille d’apprendre à s’organiser en lui laissant une certaine latitude sur ce qu’elle a envie de faire et quand elle veut le faire.
Nous allons aussi essayer de limiter le nombre de sorties par semaine car, même si les sorties intéressantes ne manquent pas, il faut aussi apprendre à se poser (chose que j’ai du mal à faire en tant que touche à tout).
Cette année, nous avons fait une sorte de cahier de vie davantage pour l’inspecteur que pour nous-même. Le but était de montrer ce que nous faisions via des photos, des dessins ou en y incluant les tickets de nos sorties. L’an prochain, nous allons changer cela et faire quelque chose qui correspond davantage à ma fille.
Pour le prochain contrôle, je souhaite m’affirmer et me préparer davantage car, même si je m’étais bien préparée, je n’ai pas toujours eu les bons réflexes ou bonnes réparties aux moments opportuns.

Bullet journal pour l'IEF
Extrait d’une page de notre bullet journal

Dans l’ensemble nous allons continuer de la même façon, c’est à dire avec une bonne dose de liberté.
Un changement tout de même : ma façon de noter ce que nous faisons.
Cette année j’avais un agenda avec une semaine par double page. Je remplissais rapidement chaque soir avec ce que nous avions vu, des thèmes des épisodes de C’est pas sorcier, à la lecture du moment et au chapitre en maths. L’objectif était d’avoir une trame pour le document à envoyer à l’Éducation Nationale. Sauf que c’est un format très peu pratique.
Donc j’ai changé et depuis une semaine j’ai un bullet journal. Dedans il y a la liste des lectures de Nine (lues par elle seule) et les lectures offertes, une page est dédiée à ce que nous faisons en grammaire, une autre sur l’espace. Le format me permet d’ajouter une nouvelle page à chaque fois qu’un nouveau thème est lancé.
Et j’y inclus un agenda mensuel, pour ne plus créer des objectifs sur l’année (trop flou) mais des objectifs sur le mois.
J’espère que cela sera plus simple de faire un courrier à l’Éducation Nationale l’année prochaine. Et si le journal est bien tenu, je me dis que je pourrais le garder pour que Nine ait une trace de sa non-scolarité (car nous avons dans l’ensemble très peu de traces écrites de ce que nous faisons).

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