Mon avis sur le magazine Baïka

J’ai découvert le magazine Baïka lors de la publication du premier numéro. Et j’en avais tiré une profonde frustration que ma fille soit trop jeune pour en profiter.
Depuis, chaque trimestre, je lis le sommaire du nouveau numéro. Je suis abonnée à leur page facebook et sans aucune contrepartie je prends beaucoup de plaisir à partager leurs infos.

Cet hiver, Baïka sort le numéro 9 et fête ses deux ans. J’avais envie de voir dans quelle mesure le magazine avait évolué et surtout si je peux enfin le partager avec ma fille (6 ans). C’est également l’occasion de vous donner ici mon avis sur Baïka, avec ses forces et ses faiblesses. Ainsi vous saurez à votre tour si ça pourrait convenir à votre famille.

PublicÀ partir de 8 ans, bon lecteur et enfants curieux
UtilisationEn autonomie
Compétence du socle communFrançais, questionner le monde
Type de pédagogieNon concerné
Prix9,60 € le numéro

Présentation du magazine Baïka

Baïka magazine peut facilement être comparé à Cram Cram, un magazine trimestriel pour les 7-12 ans qui invite également au voyage. La thématique est similaire, ainsi que la volonté de proposer diverses rubriques assez classiques (jeux, recette, etc) et de ne pas avoir de publicité.

Mais la ressemblance s’arrête là.
Disons que ma fille de 6 ans est abonnée à Cram Cram depuis deux ans, qu’on aime beaucoup, mais elle en ressort avec souvent plus de questions que de réponses. Comme nous voyageons beaucoup, je crains que d’ici un an, Cram Cram ne soit trop enfantin pour elle, pas assez approfondi.

Baïka, qui cible sensiblement la même tranche d’âge, les 8-12 ans, est un magazine engagé, complet, qui invite à réfléchir, à observer et à ne pas se contenter des éléments les plus connus. Ainsi dans le numéro 9, une glaciologue nous fait découvrir la Géorgie du Sud, au cœur de l’océan Austral.

Les rubriques présentes dans ce trimestriel pour enfant

Le magazine est organisé autour de deux éléments incontournables, chacun enrichis d’un petit dossier : un mythe ou une légende et l’interview d’un aventurier de la mappemonde. L’aventurier est en fait une personne qui, dans son enfance, est venue vivre en France.

Dans le premier numéro, on faisait la connaissance d’Erion qui a grandi en Albanie. Par son intermédiaire on découvrait ce qu’était une dictature et une demande d’asile. Dans le numéro 9, nous rencontrons Shäy, un franco-gabonais dont la famille est venue s’installer en France quand il avait 16 ans. Il nous présente la forêt gabonaise, ses fruits et ses animaux.

L’histoire que l’on découvre est une autre façon de découvrir le monde. Ainsi le récit de Kintaro, l’enfant qui devient samouraï est prétexte pour découvrir l’armure d’un samouraï et pour cuisiner des onigiri. On découvre même d’autres enfants incroyables, comme le jeune Hercule qui tua deux serpents dans son berceau.

Ma rubrique préférée est les enfants photographes en partenariat avec l’association an Eye for an Eye. Des groupes d’enfants participent à différents endroit du monde et doivent prendre des photos sur une thématique particulière. Mais il y a aussi une double page qui présente un métier, une autre avec une bande dessinée, le courrier des lecteurs, des conseils lecture, des énigmes, des blagues.

Ce que l’on ne trouve pas dans Baïka

Vous n’y trouverez pas de publicité, ni même de papier glacé.
Quand on lit Baïka, on a l’impression que chaque page a été pensée et agencée avec soin. J’imagine aisément le travail de fourmi pour créer cette belle unité graphique et thématique.

Il n’y a pas non plus de vulgarité ou de blagues classiques que l’on peut entendre dans les cours de récréation.
Cela ne veut pas dire que vous allez découvrir un magazine morose, sombre ou déprimant. C’est coloré et vivant, motivant même, dans le choix des mots et des images.

Mon avis critique sur Baïka, le magazine qui fait voyager

Vous avez probablement compris que j’apprécie beaucoup ce magazine. De toute façon, si je n’aimais pas du tout, je ne prendrais pas la peine de vous en parler sur Mon autre reflet.

Tout d’abord il y a le livre objet en lui-même. J’aime la sensation du papier mat entre mes mains et l’odeur qu’il dégage. Je sais, cela semble un peu bête. Mais quand on tient un magazine people, le papier donne envie de le mettre à la poubelle dès la fin de la lecture. Avec un magazine Baïka, bien que la couverture soit souple et que l’on n’ait aucune hésitation à l’identifier comme de la presse, le papier évoque un album. À noter qu’il s’agit de papier recyclé et d’encre naturelle.

Ensuite et surtout il y a le contenu. Il y a peu de thèmes principaux développés, ce qui permet de vraiment s’y plonger sur plusieurs pages. On ne zappe pas d’un sujet à l’autre. Et pour autant il y en a pour tous les goûts car à partir d’un pays il y a des dizaines de façons de le découvrir.

Enfin j’apprécie la qualité du contenu et du vocabulaire utilisé. Je trouve que l’ensemble est exigeant et invite les enfants à vraiment réfléchir, se renseigner, oser être curieux.
D’ailleurs j’avais trouvé le premier numéro assez complexe, peut-être trop ambitieux par rapport à des enfants de 8-12 ans. Ce n’est plus le cas avec le numéro 9 que je trouve beaucoup plus adapté, sans pour autant que cela ait été tiré vers le bas. Le vocabulaire est toujours riche, mais avec des explications discrètes et justes. Alors bien sûr quand j’ai commencé la lecture du conte de Kintaro, j’ai dû expliquer quelques mots à ma fille, mais pour le reste, les explications sont là et offrent donc une plus grande autonomie à l’enfant.

Les plusavantages

Les moinsInconvénients

  • Ambitieux
  • Complet
  • Varié
  • Stimulant
  • Vocabulaire très riche
  • Disponible quasiment qu’en ligne
  • Trimestriel

Conclusion

Baïka est un magazine pour les enfants à qui l’on souhaite présenter le monde dans sa richesse, sa diversité et toute sa complexité. Il y a beaucoup d’humain et d’humanité entre chaque page. Alors peut-être que pour les premières lectures, vous aurez besoin de répondre aux questions de votre enfant. Le risque alors est que vous vous plongiez vous-même dans la lecture du magazine sans voir le temps qui passe.

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